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Saint-Malo, la belle d'hiver

 

Quand on visite Saint-Malo en février, on s’expose forcément aux intempéries bretonnes… à savoir, la pluie. Gagné ! Il a plu, il a fait froid, mais le soleil a aussi pointé le bout de son nez. En bref, un temps breton, qui n’a en rien empêché la courte visite.

 

Remparts et balade dans la cité corsaire, tel était le but de cette petite escapade.

 

Les remparts sont bel et bien le joyau de Saint-Malo. Peu touché durant la seconde guerre mondiale, contrairement à la majorité de l’intra-muros, ils ont gardé leur belle âme du 12ème siècle. Sur 1754 mètres, il est donc possible de flâner en observant à la fois la mer, les plages et les ruelles intérieures. Cette balade peut aussi curieusement assouvir les envies de voyeurisme de voisinage, puisque les hauts remparts sont si proches des fenêtres des appartements qu’on y voit parfois à l’intérieur.

Les points de vues se suivent. On peut y admirer les plages, la piscine naturelle d’eau de mer se remplissant au gré des marées sur la plage de Bon-secours, mais aussi l’île du Grand-bé. Cet ilot est connu pour abriter la tombe de Chateaubriand. Le jour de sa mort, en juillet 1848, son souhait de converser avec la mer pour toujours fut respecté.

 

Les statues jalonnent les chemins de la cité. On y croise Surcouff, le plus célèbre des corsaires malouins. En plus de sa notoriété, il amassa une véritable fortune en multipliant les abordages des navires, durant la guerre contre la compagnie anglaise dans l’Océan Indien. Il mourra à Saint-Malo en 1827, à l’âge de 53 ans.

Les corsaires, ces pirates des mers approuvés par le roi, furent bien nombreux à fouler la terre de Saint-Malo.

 


 

Nous quittons les remparts pour un petit tour dans la cité. Malgré la période hivernale et la pluie par moment, il y a du monde partout. Parfois, un peu trop à mon goût ! On déniche un magasin de bonbons à la déco "pirate", un resto crêperie sympa mais expéditif, quelques jolies vitrines. Mais l'intra-muros n'a pas autant de charme de les remparts.

La frégate « L’étoile du Roy » se visite sur les quais face à l’Office de Tourisme. Elle est une réplique d’un navire original de 1745. 47 mètres, 3 mâts, 240 hommes d’équipage, 20 canons… Construite pour les besoins d’un film, elle est aujourd’hui un véritable musée en immersion. Le plus intéressant est certainement de pouvoir simplement être sur un tel bateau et d’admirer les mètres de cordage, le gouvernail ou encore les cales. Le prix est cependant assez élevé dès qu’on y vient à plusieurs et la visite assez limitée.

 


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Des voyages, des balades, des idées... Ce blog est mon reflet. C'est ici que je dépose mes pensées, mes photos et mes découvertes.

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